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En novembre un étudiant en journalisme nous a interviewés pendant la campagne interne pour l’éléction du premier secrétaire du PS. Voici son analyse :
http://www.lezoom.info/?p=578
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Voici le compte-rendu du Conseil national (CN) du 6 décembre, la composition de la direction nationale, celle du Bureau national (BN), et notre positionnement :
1. Objectifs du Conseil national :
- Entériner le texte d’orientation du PS pour les trois années à venir.
- Entériner la direction nationale proposée par Martine Aubry.
2. État d’esprit avant le Conseil national :
- Avant ce Conseil, nous avons montré notre volonté de rassemblement au cours de 2 rencontres avec Martine Aubry.
- Nous avons attendu les propositions. Martine Auby a par ailleurs tenté des “débauchages” individuels, sans réussite, ce qui prouve la solidité de notre équipe et la prise collective de nos décisions.
- Le texte d’orientation politique nous a été transmis seulement le vendredi midi (quelques heures avant le CN) alors même qu’il devait l’être le mardi. Ce texte avait été préparé par les motions A, C et D sans nous associer, et les médias en étaient informés avant nous.
- Certains ont voulu générer des divisions internes. En réalité, nous nous sommes toujours concertés et notre positionnement au conseil a prouvé notre unité.
3. Position au Conseil national :
- Nous ne pouvions pas adhérer au texte proposé, à la fois pour des raisons de méthode et de fond. Cela était voulu par l’équipe de Martine Aubry et texte était volontairement agressif.
- L’équipe présentée par Martine Aubry se base sur un “Tout sauf Ségolène Royal” et un “Tout sauf la moitié des militants du PS qui ont voté pour elle”.
- La volonté était clairement de nous exclure de la direction nationale.
- Ségolène Royal a fait l’effort d’appeler Martine Aubry la veille du CN et lui a dit qu’elle était prête à accepter un poste secondaire pour ne pas faire de sa personne une entrave au rassemblement. Martine Aubry a repoussé cette solution tout comme d’autres candidatures.
- Sur le fond, la bataille était celle de la rénovation.
- Notons d’ailleurs que le débat pour un texte considéré comme essentiel par la direction était prévu pour durer seulement 45 minutes…
- Nous avons voulu être constructifs et avons déposé des amendements (en pièce jointe).
- Nos amendements ayant été refusés, dans un esprit de rejet pur et simple sans réflexion sur le fond, notre position sur le texte a donc été l’abstention.
- Mais d’une certaine façon, nous étions les moins “mal à l’aise”. Beaucoup attendaient d’avoir confirmation de leur poste à la direction avant de prendre position.
4. Une démocratie interne bien mal en point :
- Le texte d’orientation n’avait même pas été transmis aux membres du CN qui ont donc voté sur un texte qui leur était inconnu. Ce texte reprend une multitude de positions
anciennes dans un consensus mou satisfaisant plus ou moins les trois autres motions. Il est par ailleurs agressif à notre encontre, notamment sur la question du MoDem, des cotisations et sur le mode de désignation du candidat à l’élection présidentielle (le risque de le voir désigné par le CN et non plus par les militants existe donc).
- Les autres motions ont ainsi voulu refaire le congrès sans nous en écrivant ce texte.
- Nos intervenants ont été chahutés et François Rebsamen a du quitter la tribune face aux coupures constantes de Michel Destot, président de séance.
- Il y avait une volonté très claire d’adopter le texte d’orientation dans la précipitation.
- Il a été très difficile d’obtenir (comme l’autorisent nos statuts) un vote nominal.
- Nos amendements n’ont même pas été soumis au vote un par un mais “en bloc”, alors même que les sujets traités n’avaient rien à voir…
- Dans un premier temps (avant un nouveau vote), Michel Destot, a refusé le vote nominal et a fait voter à main levée “à la va-vite”, en quelques secondes, à la fois les amendements (“en bloc”) et le texte d’orientation, sans même faire le décompte des voix et en déclarant ce qui était souhaité par la nouvelle direction (refus des amendements, adoption du texte) !
- Dans cette situation incroyable et devant des journalistes médusés, nous avons réussi à obtenir une suspension de séance (5 minutes seulement !).
- Martine Aubry a commencé son discours sans attendre le retour des camarades de notre mouvement. Un discours très long (près de 100 minutes) et devant une salle peu enthousiaste.
- Elle a ensuite rendue publique la composition du secrétariat national qui a été adoptée avant le vote sur le texte d’orientation finalement reporté…
- Le nouveau vote (en l’absence des journalistes) sur les amendements a une nouvelle fois été fait “en bloc” à main levée. L’écart était très faible mais étonnamment, selon le décompte de la direction, il y avait 42 voix d’écart…
- Le nouveau vote (en l’absence des journalistes) sur le texte a été fait nominalement. Nous avons ainsi pu mettre face à leurs responsabilités certains cadres du parti. Bertrand Delanoë était déjà parti et n’a pas voté (ni même par délégation)…
5. Résultat du vote sur le texte d’orientation :
- 72 voix “abstention” ; 146 voix “pour” : Sur un Conseil national de plus de 300 membres, cela s’appelle une minorité et cette situation est inédite.
6. Composition du Secrétariat national :
- La maire de Lille a présenté samedi son équipe, composée de 19 hommes et 19 femmes, dont une garde rapprochée, parmi lequel figurent François Lamy, Harlem Désir, Arnaud Montebourg chargé de la rénovation et le nouveau porte-parole du parti, Benoît Hamon.
7. Membres du Bureau national :
Ceux issus de notre motion :
- Sylvie Andrieux,
- David Assouline,
- Jacques Bascou,
- Delphine Batho,
- Dominique Bertinotti,
- Malek Boutih,
- Gérard Collomb,
- Julien Dray,
- Jean-Noël Guérini,
- Michèle Faucher,
- Aurélie Filippetti,
- Patrick Mennucci,
- Vincent Peillon,
- François Rebsamen,
- Pascal Terrasse,
- Manuel Valls,
- Najat Vallaud-Belkacem
- Catherine Veyssy
Sur le collège des Premiers secrétaires fédéraux :
- Eugène Caselli,
- Éric Andrieu,
- Frédéric Léveillé,
- Robert Navarro,
- Jean-Marc Todeschini.
8. Structuration de notre mouvement :
- Nous allons ensemble très rapidement structurer notre mouvement.
9. Cohérence de notre mouvement et volonté de rassemblement :
- Les militants voulaient la clarté et le rassemblement. Ils n’ont eu ni l’un, ni l’autre.
- Nous sommes apparus commes ceux souhaitant le rassemblement au PS.
- En face, leur incohérences seront rapidement dévoilées de leur propre fait.
- Nous ne devons pas être les diviseurs.
- Au niveau fédéral, nous devons obtenir un maximum de postes, de fédérations et de co-gestion de fédérations.
- Il nous faut dès aujourd’hui commencer à appliquer notre programme de rénovation du parti là où nous le pouvons.
- Il est également essentiel de continuer à essayer de faire adhérer au PS.
Amitiés socialistes,
L’équipe de Ségolène Royal
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Ségolène Royal ne rend pas les armes. Malgré sa défaite face à Martine Aubry dans la course à la direction du Parti socialiste, l’ex-candidate présidentielle prend date pour le scrutin de 2012.
“J’ai besoin de vous, j’ai besoin de vos idées parce que nous continuons. 2012 c’est bientôt, 2012 c’est demain, 2012 c’est dans trois ans et donc c’est dès maintenant que nous nous y mettons. A très bientôt!”, déclare-t-elle.
http://www.dailymotion.com/search/segolene%2Broyal/video/x7iz1q_sgolne-royal-candidate-en-2012_news