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En novembre un étudiant en journalisme nous a interviewés pendant la campagne interne pour l’éléction du premier secrétaire du PS. Voici son analyse :
http://www.lezoom.info/?p=578
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Je pensais avoir tout vu au Parti Socialiste mais non, on peut toujours sombrer plus bas. Le PS a tout essayé pour empêcher Ségolène Royal de prendre le parti, en planifiant le congrès de Reims 18 mois après les élections présidentielles de 2007 pour qu’elle ne profite pas de la dynamique de la présidentielle ; du jamais vu. Personne ne s’est interrogé sur la légitimité de Lionel Jospin quand il a perdu en 1995 et qu’il est devenu premier secrétaire. Il en est autrement pour la présidente de région. La motion de Ségolène Royal est arrivée en tête, mais les adversaires de Royal ont refusé de discuter pour trouver un accord malgré les statuts du parti indiquant cette obligation. En dépit de l’appel du grand perdant du congrès de Reims, Bertrand Delanoë à voter contre Ségolène Royal, elle arrive encore largement en tête. Alors pour éviter qu’elle arrive de prendre le parti la seule solution qui reste : voler les votes. Pour cela selon Le Monde on aurait eu recours à des procédés à la Jean Tiberi, maire de 5e à Paris, de faire voter les morts car il suffit plus de faire appel à la vieille garde, Bertrand Delanoë, Lionel Jospin, Michel Rocard, Laurent Fabius, Pierre Mauroy, Henri Emmanuelli et j’en passe. Elle est belle l’image de ceux qui incarnent la gauche de demain ! Nicolas Sarkozy doit se frotter les mains.
Ségolène Royal a fait face, toute seule (avec son équipe et des militants), aux dinosaures du PS qui n’avaient en commun que de l’abattre à tout prix et par n’importe quel moyen. Bizarrement même sans elle la vielle garde n’est pas arrivée à se mettre d’accord au congrès de Reims.
Ségolène Royal a fait face avec courage aux mesquineries, aux tractations et aux annonces de ses adversaires qui la voyaient écrasée dès le premier tour.
Il est difficile de croire que les voix qui se sont portées sur Martine Aubry soient toutes des voix d’adhésion à ce qu’elle représente. Delanoë a demandé à ses fidèles de voter Aubry pour éliminer Ségolène. Comme cela n’a pas réussi au premier tour puisque Ségolène est arrivée en tête c’est le tour de Benoit Hamon arrivé troisième à essayer de barrer la route de Ségolène Royal et appeler à voter Aubry, selon le scénario prévu. Comme plan B vu que la dynamique est du mauvais côté il ne leur reste qu’une solution, confisquer les votes. Hier Martine Aubry s’est dit vouloir être la première secrétaire de tous les socialistes mais vu les circonstances cela est impossible et je pense que beaucoup partagent mon avis : Martine Aubry ne sera jamais notre première secrétaire sauf s’il y aura un deuxième vote cette fois si bien surveillé et sauf si elle gagne, ce que je pense improbable.
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22 novembre 2008 – 20:39
« A la lecture scrupuleuse des contestations élevées sur les résultats du vote du 21 novembre, il apparaît que Ségolène Royal peut légitimement revendiquer sa première place en tête du scrutin.
On rappellera que l’écart annoncé n’est que de 42 voix, selon les résultats non consolidés communiqués par la direction sortante du PS ce matin.
Or, une inversion des voix dans une section de Moselle, non prise en compte dans le calcul national, donne 24 voix supplémentaires à Ségolène Royal.
Dans une section de Lille, il apparaît une divergence de 20 voix en faveur de Martine Aubry entre les résultats de la section et ceux annoncés par la fédération. Un reportage audiovisuel diffusé sur France 3 Nord-Pas-de-Calais l’atteste.
Troisième exemple parmi d’autres, en Nouvelle-Calédonie, dont les résultats n’ont pas été pris en compte dans le calcul national, Ségolène Royal emporte 81,25 % des suffrages, soit environ 20 voix.
Il y a nombre d’autres exemples de contestations allant chacun de 2 à 30 voix.
Dès lors, les résultats vont dans le sens d’une victoire de Ségolène Royal et dans tous les cas interdisent toute proclamation de ceux-ci en faveur de quiconque. »
http://www.desirsdavenir.org/segolene
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Ségolène Royal a affirmé lundi sur France 3 que le PS avait “perdu le sens de l’honneur”.
Interrogé sur Bertrand Delanoë, qui a apporté son soutien à Martine Aubry dans la compétition pour la direction du parti, Ségolène Royal a répliqué: “le Parti socialiste a perdu le sens du code de l’honneur, et lorsque les dirigeants disent quelque chose et font le contraire, ça n’est pas conforme à l’idée que je me fais de la politique”.
Bertrand Delanoë avait décidé pendant le congrès de Reims de ne pas présenter de candidat à la tête du PS, et de ne pas donner de consigne, pour le vote des militants sur ce sujet jeudi.
“La politique a besoin de sincérité, de vérité, d’authenticité, et tout cela prouve que le Parti socialiste a besoin de changer et de mettre en avant une nouvelle équipe”.
A propos de ses rivaux au PS, elle a ironisé: “On voit l’éternel retour, là, à l’œuvre. Avec Martine Aubry, il y a Laurent Fabius, avec Bertrand Delanoë, il y a Lionel Jospin, donc c’est le retour de ceux qui ne veulent pas passer la main à une nouvelle génération”.
Interrogée sur les sifflets pendant son discours au congrès, elle a reconnu que “ça fait mal.”
“Mais ça prouve aussi que je suis dans le vrai. Quand quelque chose change, ça ne fait pas plaisir à tous ceux qui veulent que rien ne change. Et si le Parti socialiste ne change pas, il peut disparaître”.
“Et surtout, il peut désespérer tous ceux qui comptent sur nous pour promettre de l’ordre juste dans cette scène internationale. Si je suis élue (…) la première initiative que nous prendrons, c’est d’organiser un forum global parce qu’on ne peut plus penser simplement dans les frontières nationales (…) c’est-à-dire organiser l’équivalent du G20, avec les représentants des salariés, des consommateurs, des épargnants.”