Le blog de Bergthor Bjarnason


La fraternité en débat

fraternite



C’est qui le fou?

A quoi ressemble Ségolène Royal avec son boubou à Dakar ? « A ma femme de ménage » a répondu Alain Destrem, député UMP à Paris mort de rire au point que son double menton et son ventre en tremblaient (mais il est vrai qu’un homme politique a le droit d’être moche et gros, alors qu’une femme politique est jugée par ce qu’elle porte, il faut qu’elle soit belle mais pas trop !). Il a quand même eu droit au prix de l’homme politique le plus misogyne et raciste dans le monde de la politique française, décerné par un journaliste de la télévision.

Il faut dire que la politique française n’a pas beaucoup évolué depuis plusieurs décennies. Il suffit de compter les femmes au parlement ou les femmes maires de grandes villes. Qui ne se rappelle pas des « Jupettes » dans le premier gouvernement d’Alain Juppé, la plupart remerciée quelques mois plus tard pour se faire remplacées par….des hommes qu’on avait besoin de caser.

Laurent Fabius et Dominique Strauss Kahn n’ont pas fait beaucoup mieux pendant les primaires du Parti Socialiste en 2006. A court d’argumentations contre Ségolène Royal ils se sont permis de parler des « fiches de cuisine » et de poser la question cruciale « qui va garder les enfants ? »

Je ne me doute pas que la femme de ménage de Destrem doit être ravie de voir comment son employeur se moque de ses origines et ses costumes traditionnels. Ces costumes qui d’ailleurs sont souvent arborés dans des sommets internationaux où des chefs d’états africains sont présents. Consolons-nous avec l’espoir que cette femme de ménage soit déclarée.

Depuis ce weekend, un nouvelle épisode de misogynie et de machisme à l’UMP dans l’affaire Zapatero. Du jamais vu en matière de brutalité et de vulgarité venant de la bouche de responsables politiques. Frédéric Lefebvre et Xavier Bertrand en tête allant jusqu’à conseiller à Ségolène Royal un psychologue. Frédéric Lefebvre devrait peut-être commencer par balayer devant sa propre porte et devrait modérer ses propos car, comme on dit dans mon pays, je ne suis pas sûr que Nicolas Sarkozy « ait tous ses moyens pour partir couper la forêt ».  

Pour finir je voudrai citer le livre Cécilia : Portrait d’Anna Bitton où Cécilia Attias dit de Nicolas Sarkozy, son ex-mari « Il saute partout, il est excité…il n’a pas le carrure pour le job». Qui de mieux placé pour en parler ?… Porte parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre a du pain sur la planche.

 



Ecole de luxe en crise !
avril 11, 2009, 5:54
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Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d’offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l’étranger. Un cadeau sympa, surtout quand on sait que le jeune  Sarkozy est scolarisé depuis septembre à Dubaï… Ce privilège va profiter aux plus aisés, et que l’addition, pour l’Etat, s’annonce carabinée. Ces écoles, très cotées, étaient jusqu’à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d’autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d’Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco. Au diable l’avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place. A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d’aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d’une bourse. Mais pour Sarkozy, ce n’était pas assez. Depuis l’an dernier et à la demande express de l’Elysée, l’Etat prend en charge l’intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale… quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l’an prochain, et ainsi de suite. « J’aurais pu commencer la gratuité par la maternelle », a expliqué Sarkozy, le 20 juin dernier, devant la communauté française d’Athènes. « Mais j’ai voulu commencer par l’année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français.” Encore merci ! Mais générosité pour qui ? A Londres, l’une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d’euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d’un million. Jusqu’alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d’attirer leurs cadres vers l’étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expatriés si l’Etat régale ? Un coût qui fait boum au Quai d’Orsay, l’Agence française de l’enseignement à l’étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s’est bien gardé d’en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du “Canard”. D’ici dix ans, appliquée du lycée jusqu’au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l’Etat la bagatelle de 713 millions d’euros par an ! Intenable ! La vraie priorité, c’est l’ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s’est lancé là dedans ? Peut-être parce qu’il se sent personnellement concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à Londres, le plus jeune fils de Sarkozy est finalement inscrit au lycée français de Doha… Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n’a pas nié ces menus “inconvénients”. Son cabinet songe d’ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle… mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour le moment, Sarkozy n’en veut pas. “Je tiens beaucoup à la gratuité”, s’entête-t-il à chaque déclaration à l’étranger. Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité ! Et puisqu’il faut faire des économies à l’Education Nationale, je vous laisse juges. Tout va bien. Surtout pour certains. Il n’y a plus d’argent ??? Et pendant ce temps là les dotations en moyens humains et budgétaires se raréfient d’année en année sur l’action culturelle et éducative française, bref le rayonnement de la culture française en prend un coup à l’étranger.