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Après deux débats en Assemblée Générale dans la section PS4 il est intéressant de s’arrêter un instant et de regarder comment les motions ont été présentées. Certes la présentation est ici une question de forme et non de fond mais je pense que la forme montre une vraie différence et une volonté de changement et un débat de fond a suivi la présentation des motions.
Le 13 octobre la motion E a été présentée par des militants signataires de la motion avec une véritable envie d’emmener la nouvelle génération au pouvoir. La motion A par contre a été présentée par une députée, diamants aux oreilles, J-12 au poignet, une montre Chanel qui coûte de 3000 à 150.000 euros selon les diamants. Moralité : le PS n’est pas un parti populaire mais plutôt élitiste, seuls les cadres du parti peuvent expliquer à la base ce qu’est la politique.
La deuxième AG n’était pas moins intéressante car après l’annonce de l’invité de la motion E, Kamel Chibli adjoint au maire de Lavelanet, responsable de Cités d’Avenir, pour parler de la France métissée, la motion A a sorti de son chapeau Seybah Dagoma, avocate et candidate emblématique de la diversité aux municipales de 2008 dans le premier arrondissement de Paris. Elle a cité sa motion sans beaucoup de cœur ou de conviction et n’a pas assisté à la fin du débat comme Christophe Girard et Bruno Julliard, les 2 adjoints au maire de Paris également présents. Je n’ai pu m’empêcher de me poser la question si c’était un alibi de la diversité façon Rama Yade ou Rachida Dati qui était présenté à l’AG. Je me suis d’ailleurs aussi posé la question sur le fait que si jamais le maire de Paris avait eu plus d’audace politique pendant les municipales de 2008 et s’il avait moins pensé à une tactique politique pour le Congrès, il aurait fait alliance avec le Modem à Paris et Seybah Dagoma serait aujourd’hui maire du 1e.
Pour la motion E, Kamel Chibli a parlé avec passion, sincérité, se posant à juste titre en connaisseur de la cause des jeunes qui ne s’intéressaient point à la politique avant les présidentielles de 2007 et pourquoi ils sont allés voter massivement. Ce jeune élu depuis 2001 a brillamment placé le débat à l’extérieur de Paris, car la motion E a le souci de la proximité avec tous les Français et pas seulement la gauche caviar comme semble le montrer la motion A.
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Vincent Peillon, signataire de la motion E, analyse le ps en soulevant l’urgence de rénover le parti.